Poésie de l’explosion, exposition proposée par l’ensemble Hanatsu Miroir : 27/11/2013

Poésie de l’explosion, exposition proposée par l’ensemble Hanatsu Miroir : 27/11/2013

 

Le 27 Novembre au Le 1 Decembre 10h-19h

Rencontre le 30 Novembre /16h30

 

Hall des chars / 10 rue du Holwald, tram laiterie

 

La première spécificité de l’ensemble Hanatsu Miroir est de créer des spectacles- ou « concerts scénographiés »- autour d’oeuvres de répertoire et de création de musique contemporaine.

L’ensemble comprend des musiciens et plasticiens qui créent pour chaque programme une identité visuelle forte et des oeuvres originales. Celles-ci sont souvent sacrifiées pour les besoins de la scénographie ou dans le déroulement du spectacle, au service d’une dramaturgie  écrite au service des oeuvres musicales interprétées sur scène.

L’ensemble est donc -entre autre- un véritable moteur de production plastique d’oeuvres destinées à la scène.

 

 

Une autre spécificité de l’ensemble est son lien très fort à la culture Japonaise :

Le nom « Hanatsu Miroir » est une juxtaposition de deux mots franco-japonais, Hanatsu signifiant « lâcher prise » et désignant le moment où la maîtrise d’un médium est assez grande pour y ouvrir des espaces de liberté. Les oeuvres de nombreux compositeurs japonais ont été joués par l’ensemble depuis sa création, et un premier concert portrait a été consacré en 2012 à l’oeuvre de Joji Yuasa. Une tournée à Tokyo en 2013 est venue solidifier cet attachement.

Enfin, Yon Costes, peintre et performeur a suivi plus de 23 ans de formation aux arts martiaux asiatiques. C’est pourquoi transparaissent dans son oeuvre des questionnement autour de ce qui lui a été enseigné, en art plastique comme en art martial:  Force-retenue, maitrise-violence, hiérarchie-individualisme, équilibre-chute, balance des éléments, trace-effacement, prolongement du geste par un pinceau ou par une arme, présence ou absence du corps. Cela fait de lui et de ses productions plastiques de parfaits éléments de scénographie vivante liés à la dramaturgie des concerts, habituellement écrite et dirigée par la scénographe Marie-Anne Bacquet.


Pour la première fois, l’ensemble propose un événement dans lequel les objets des plasticiens pourront exister par eux même: Ils seront présentés dans la salle blanche du Hall des chars qui fait face à la salle noire dans laquelle sera jouée le concert.


Si les plasticiens sont habituellement invités à s’immiscer dans un temps musical, ce sont eux qui inviteront cette fois la musique dans leur espace, à guider par bribes leur libre expression.

Installations, vidéos et peintures s’attacheront à transcrire la « douce et grinçante poétique de l’explosion » qui s’annonce comme le sous-titre du concert « Taïra ». Elles y parleront de l’intérêt et de la difficulté de faire cohabiter des disciplines qui ont chacune leurs exigences et leur académisme, mais qui invitent différents sens- la vue, l’ouïe, le toucher- et toute l’intelligence du spectateur à un même voyage.