> vendredi 22 mai 2026 de 18:00 à minuit
Plein tarif 12€ | Tarif réduit 6€ | Tarif solidaire 3€

Le Parcours d’EXPÉrimentation SONore
Espace K – Salle des Curiosités

Entrez dans un parcours sonore vivant et sensoriel où l’écoute devient une expérience à part entière.

HANATSUmiroir vous invite à explorer librement un ensemble d’installations interactives, à la croisée du son, de la matière et de la vibration. Écoutez le son prendre forme à travers les phénomènes vibratoires, laissez-vous envelopper par des espaces immersifs, manipulez des dispositifs qui révèlent l’invisible — des ondes électromagnétiques aux sons “solides”. Seul·e, en famille ou entre ami·es, circulez d’une expérience à l’autre, partagez des instants d’écoute, jouez avec les sons, ressentez les vibrations.

Un espace à vivre, à expérimenter, à écouter autrement.

18:15 découverte guidée du parcours
19:30 création in situ, Olivier Maurel [création]

 

PLUIES, OUTRENOIR
20:00 | Espace K – Plateau

Tandis que Louis Walin transpose l’univers du peintre Pierre Soulages à travers des paysages sonores en constante transformation, Suiha Yoshida évoque la poésie contemplative de la croissance des arbres et leurs couleurs, sous la pluie. Deux évocations de la lumière et du temps qui passe.

Lentement sans mourir, Suiha YOSHIDA [création]

La compositrice Suiha Yoshida conçoit Lentement, sans mourir comme une exploration des équilibres sonores au sein d’un trio à cordes inhabituel, centré sur la contrebasse. En faisant de cet instrument le pivot de l’écriture, elle en met en valeur les harmoniques dans l’aigu et la souplesse des glissandos, dialoguant avec deux instruments plus agiles dans une formation volontairement dépourvue de violon.

L’œuvre trouve son origine dans une image poétique : celle d’un jardin de bonsaïs sous la pluie, dont les formes et les couleurs évoluent imperceptiblement au fil du temps. À l’image de ces arbres patiemment façonnés, la musique se développe selon un processus de transformation lente et continue.

La pièce s’ouvre sur un pizzicato d’harmoniques évoquant la pluie, puis déploie progressivement son matériau sonore. Suiha Yoshida invite ainsi l’auditeur à une écoute attentive des infimes variations, dans un temps étiré où la musique se transforme sans rupture, entre fragilité et persistance.

— avec Laurent Camatte, alto | Clotilde Lacroix, violoncelle | Louis Siracusa-Schneider, contrebasse

Les reflets potentiels, Louis WALIN [création]

Le compositeur Louis Walin conçoit Les Reflets potentiels comme un hommage à l’œuvre de Pierre Soulages, en proposant une transposition musicale du concept d’« outrenoir ». Au-delà de la question du reflet de la lumière sur le noir, il s’intéresse à l’idée d’un monde émergeant du chaos, d’un geste initial porteur d’une infinité de possibles. Comme chez Soulages, la matière n’est jamais figée : elle est mouvement, transformation et renouvellement constant.

La pièce s’organise en deux parties, chacune s’ouvrant sur une texture dense et chaotique, évoquant le geste premier du peintre. De cette impulsion naissent ensuite deux développements distincts, semblables à différents regards posés sur une même œuvre, qui en révèlent des facettes multiples.

Louis Walin privilégie ici des couleurs spectrales, en écho aux notions de lumière et d’émanation, et introduit une part d’indétermination dans l’écriture. Les interprètes y jouent un rôle essentiel : à l’image des spectateurs face à une toile, ils façonnent le matériau musical et en proposent, à chaque exécution, une lecture singulière.

— avec Ayako Okubo, flûte | Azra Ramič, clarinette | Clara Lévy | Laurent Camatte, alto | Clotilde Lacroix, violoncelle | Louis Siracusa-Schneider, contrebasse | Olivier Maurel, percussions

MÉMOIRES, RACINES & COQUILLAGES
21:00 | Fabrique de Théâtre

Une traversée sonore où se croisent intuition, mémoire et transformation. Les œuvres interrogent, chacune à sa manière, notre rapport au monde — qu’il s’agisse de notre lien au vivant, des mécanismes de la perception ou de la mémoire collective.

Raíces al infinito V, Claudia Sofía ALVAREZ

Comment nous relions-nous à la terre qui nous voit naître — en nous y enracinant, en nous nourrissant d’elle — sans pour autant être attaché·es à ses frontières ? Comment grandir dans la multiplicité et nous étendre vers l’infini sans craindre de vaciller ?

La nature, dans sa sagesse, nous révèle les possibilités infinies de traverser ce monde.

Raíces al infinito V s’inscrit dans une recherche inspirée des racines adventives des arbres de la forêt amazonienne péruvienne. Contrairement aux racines souterraines, elles se développent au-dessus du sol tout en restant en lien avec lui, s’y ancrant sans s’y enfouir, libres dans leur expansion.

Ce phénomène a donné naissance à une narration qui établit une analogie évidente avec la naissance, le développement, la reproduction et la permanence de l’être. L’œuvre de Claudia Sofía Alvarez se déploie en quatre sections : Émergeant du néant, S’enracinant dans les profondeurs, Ramification et S’étendant vers l’infini. Chacune de ces parties explore des textures, des gestes et des vibrations singulières, évoquant tour à tour le vide, la profondeur, la multiplicité et l’infini.

— avec Louis Siracusa-Schneider, contrebasse

Divination, Guilherme RIBEIRO [création]

Divination de Guilherme Ribeiro repose sur un dispositif singulier : une partition-patch générée en temps réel par ordinateur, qui organise à la fois les paramètres sonores et le déroulement de la pièce. Fondée sur le geste comme unité essentielle, elle introduit une part d’imprévisibilité au cœur de l’interprétation : les musicien·nes découvrent progressivement le fil de l’œuvre, dans une écoute et une réactivité constantes.

Cette approche s’inspire du jogo de búzios (Merindilogum), pratique divinatoire d’origine yoruba fondée sur l’interprétation de la chute de seize coquillages. Selon leur configuration, ceux-ci renvoient à des figures symboliques ouvrant à une pluralité de sens.

À l’image de ce rituel, Divination déploie un espace musical où hasard, intuition et interaction façonnent en temps réel le parcours sonore, invitant interprètes et auditeur·rices à une expérience d’écoute ouverte et en perpétuelle transformation.

— avec Ayako Okubo, flûte | Olivier Maurel, percussions | Alonso Huerta, informatique musicale | Guilherme Ribeiro, électronique

Collective Distortion, Claudia Sofía ALVAREZ [nouvelle version]

Inspirée de graffitis découverts à Lima et à Berlin, porteurs de messages tels que « Moins de censure, plus de mémoire » ou « Berlin contre les frontières », Collective Distortion de Claudia Sofía Alvarez interroge les mécanismes sociaux qui nous poussent à nous taire, à nous soumettre et à oublier.

Ces forces façonnent une perception altérée de la réalité, conduisant à une forme d’amnésie collective où la mémoire se trouve progressivement effacée ou manipulée. L’œuvre s’ouvre sur une atmosphère immersive, évoquant les strates profondes de cette mémoire, avant d’être brusquement interrompue, comme sous l’effet de la censure.

La pièce s’achève sur un « réveil collectif », où mémoire et conscience sociale réémergent, laissant entrevoir la possibilité d’un regard critique retrouvé et d’une reconquête de la liberté de pensée.

— avec Azra Ramič, clarinettes | Clara Lévy, violon | Clotilde Lacroix, violoncelle \ Louis Siracusa-Schneider, contrebasse | Claudia Sofía Alvarez, voix et électronique

KOTEKASK [éléctro faite main]
Fabrique de Théâtre

Matériaux industriels et de récupération, instruments maison, technologies obsolètes, détournement de leur usage préconçu, Kotekask tricote une musique intimiste à écouter autant qu’à observer de près. Au cœur de cette industrie à taille humaine : le geste, la connexion à l’autre et les mains à l’ouvrage.

Dans leur inventaire de matières premières : la musique minimaliste, le gamelan balinais, l’électronique ambient, quatre mains, deux marteaux de bois et de velours.

Une techno-concrète manuelle pour raconter la création dans un dialogue où l’humain et la machine, la partie et le tout, l’esprit et la matière sont de la même dimension.

 

Et tout au long de la soirée…

Rencontrez, échangez et partagez un rafraîchissement au bar avec Bendorf – bières artisanales et restaurez-vous au Breizh Food Truck.

——-> programme du 23 mai 2026

——-> retour à la page principale